L'environnement
Le Minaret de la Koutoubia, haut de 77 mètres est le point de repère le plus fameux de Marrakech.
La mosquée contiguë s'appelle "Koutoubia", du nom des libraires ("kutubiyin") qui y installaient leurs livres destinés aux élèves en sciences coraniques étudiant à l'intérieur
de l'édifice religuieux. Ce dernier, qui peut accueillir environ 20 000 fidèles, est l'un des plus vastes d'Afrique du Sud.
C'est aussi un point de repère de l'architecture marocaine. Commencé en 1153 par le sultan Abd al-Mu'nin et complété par Yacoub El Mansour, en 1190, il annonçait l'âge d'or de
l'architecture almohade. Il servit de modèle, tout à la fois, à Giralda de Séville et la tour Hassan de Rabat.
Les curiosités, activités sportives et touristiques
Jardin MAJORELLE
Jacques Majorelle naît en 1886 à Nancy (France). En 1919 il s'installe à Marrakech pour poursuivre sa carrière d'artiste peintre, où il acquiert un terrain qui allait devenir
le jardin Majorelle. Dès 1947 il ouvre les portes de son jardin au public. A la suite d'un accident de voiture, il rentre en France, où il meurt en 1962. En 1980 Pierre Bergé
et Yves Saint Laurent rachètent le jardin et le restaurent. Au cœur du tumulte de la vie urbaine de Marrakech, le jardin Majorelle offre sa fraîcheur et sa tranquillité
aux visiteurs.
Les contrastes, les couleurs, les jeux de lumière semblent sortis d'un des tableaux de Jacques Majorelle. Il était un des plus importants collectionneurs de plantes de son
époque, et c'est dans cet esprit que s'agrandit de jour en jour la flore du jardin. Des plantes des cinq continents sont exposées dans un cadre féerique. Ce qui fut l'atelier
de Jacques Majorelle, lieu d'inspiration et de recueillement, abrite aujourd'hui la très belle collection d'art Islamique de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent. L'originalité
de ces lieux réside dans la combinaison d'une végétation luxuriante et des éléments architecturaux alliant sobriété et esthétique traditionnelle marocaine. La puissance du
bleu Majorelle participe à l'impression de fraîcheur et de quiétude.
MARRAKECH
Marrakech, cité impériale, est la 2ème ville du Maroc après Casablanca mais c'est toujours la métropole du grand sud. Elle fut fondée au llème siècle et tout au long de son
histoire, eIle recherchera l'ascétisme prêché par ses créateurs. Ce n'est pas par hasard si cette ville close de la couleur des sables, surmontée par la muraille gigantesque
de l'Atlas, est symbolisée par la puissante et sobre Koutoubia.
Son plan du 12ème s. simple et logique où la Kasbah côtoie les quartiers commerçants prévaut toujours. Pourtant, aucune autre ville au Maroc n'a été aussi mutilée: chaque
dynastie, en prenant le pouvoir, faisait œuvre purificatrice et détruisait les palais somptueux issus du raffinement hispano-mauresque du plus grand empire musulman
d'occi-dent. Aujourd'hui, l'humble pierre tombale du fondateur Youssef Ben Tachfine la froide austérité des tombeaux saadiens nous laissent méditatifs.
La plus méridionale cité d'Afrique du Nord a toujours été un noeud d'échanges entre le Sahara, l'Atlas, les Plaines atlantiques et elle ne put résister aux influences des
populations qu'elle attira. Malgré les métissages entre populations noires haratines, arabes et juives, elle gardera son fond berbère, ce qui lui donne son exubérance et son
conservatisme: Jamaa El Fna n'est-elle pas le centre géographique et le «coeur» de la cité actuelle? La «place folle» d'où divergent toutes les artères et où la vie ne
s'arrête qu'au petit matin.
On y danse, on y joue, on y raconte des histoires, on s'y défoule que l'on soit blédard ou hippie, la laideur et la pauvreté font ici partie de l'originalité. Partir de cette
place vers les ruelles - labyrinthes ou vers les larges avenues du guéliz, c'est découvrir une infinité de couleurs: des plus clinquants tape-à-l'oeil des bazards aux plus
délicats beiges-rosés de ses constructions, c'est respirer les odeurs répulsives de ses peaux en train d'être tannées et les subtiles senteurs de sa cité-jardin. L'atmosphère
est parfois collante, parfois vaporeuse. A tous moments, la ville sollicite et quand on s'y promène on ne peut échapper à sa dualité: l'excès et la rigueur.